Les ruines d'Anuradhapura

Anuradhapura est une ville du Nord du pays assez développée pour le Sri Lanka, avec de belles avenues amples et ombragées.
On y va surtout pour visiter les ruines de l'ancienne capitale et aussi le Sri Maha Bodhi, un arbe sacré vieux de 2000 ans qui fait partie des lieux saints du bouddhisme.
Cet arbre serait une bouture de l'arbe sacré d'Inde sous lequel Bouddha a atteint le Bodhi, c'est à dire l'illumination.
Anuradhapura se dresse comme un manifeste permanent de la culture du Sri Lanka, imperméable aux influences extérieures. Cette ville sacrée a exercé une influence considérable sur le développement de l'architecture pendant plusieurs siècles. La ville comprend des monuments remarquables, en particulier le dagabas de taille colossale, placé sur des fondations circulaires et entouré par un anneau de colonnes monolithiques, caractéristique des stupas cinghalais.

Comment se rendre à Anuradhapura

Depuis Kandy on met 3 ou 4 heures en bus. Ne manquez pas sur le chemin les caves de Dambulla et les ruines de Polonnaruwa.
Il y a aussi des bus privés pour Colombo et pour la côte en direction de Puttalam, mais la route est mauvaise.
Pour vous loger en budget moyen, comptez 10€ la nuit dans un hotel.

Visiter les ruines d'Anuradhapura

Les ruines de l'ancienne capitale d'Anuradhapura font partie du patrimoine mondial de l'UNESCO.
On peut les visiter avec un ticket qui coûte 25 dollars ou se munir du pass du triangle culturel qui en coûte 50 et permet de visiter Polonnaruwa, Sigiriya, et d'autres ruines secondaires.

La vieille ville est immense, les ruines sont éparses sur plusieurs km carrés. Le plus simple étant donné que votre ticket n'est valable qu'une journée, c'est de louer un tuktuk avec chauffeur.
Ils prennent entre 5 et 10€ la journée selon ce que vous voulez voir. Pour les plus pressés ils font un itinéraire assez complet en une demi-journée.
Ne comptez pas sur eux pour les explications car leur anglais est très sommaire mais on trouve des guides sur place et il y a aussi quelques panneaux explicatifs.
On peut aussi louer un vélo pour 200 roupies la journée.
Entre les temples qui sont toujours des lieux de culte, les anciens monastères, bains et jardins royaux, on découvre une ville qui était très bien organisée et en avance sur son temps.

À ne pas manquer, l'image du Bouddha Samadhi, une oeuvre d'art qui date du IIIe siècle située à côté du palais de Mahasena et qui représente Bouddha en état de méditation avancée, le samadhi.
Les traits sont fins, et on dit qu'une photo d'elle a aidé Nehru à tenir pendant ses années de prison durant la colonisation britannique.
Les gardiens de pierre sont incroyablement bien conservés, comme celui qui garde l'entrée du palais de Mahasena au Nord de la ville.
Le Kiri Vehera, temple ron (ou dagobe) le mieux conservé de l'ensemble d'Anuradhapura.
Il date du XIIe siècle et son nom signifie le temple du lait blanc car il était couvert de platre blanc.

Les réserves d'eau comme Eth Pokuna, toujours remplies, témoignent de la science avancée des cinghalais en matière de préservation de l'eau et d'accumulation.
L'endroit était utilisé par les moines depuis le 1e siècle avant JC.